Les filles-mères de MPASA à l’école de la coupe et couture de KAKASU

C’est  au total 19   filles-mères qui ont démarré depuis le vendredi 07 Octobre 2016 la session de formation sr la coupe et couture dans l’enceinte du Centre de santé de Kakasu, situé au quartier mpasa dans la commune de la N’sele ; commune reculée de la ville de kinshasa.

Initiée  par l’organisation non gouvernementale Kakasu, cette session de formation vise à améliorer  les conditions de vie de ces jeunes-filles en majorité déscolarisées, par l’apprentissage d’un métier  afin qu’elles ne puissent plus dépendre de quelqu’un pour vivre et faire vivre leurs enfants. Et aussi leur permettre de devenir autonome et se prendre en charge, et ainsi ne plus succomber à la prostitution ou à la débauche. Car selon les enquêtes menées par des ong de lutte pour les droits des femmes, la jeune-fille mère est souvent exposée à attraper une autre grossesse si elle n’est pas bien encadrée, si elle n’apprend pas comment subvenir à ces besoins. 

En effet, pendant trois mois, soit du 07 Octobre au 07 Janvier ces filles vont apprendre comment prendre des mesures, comment couper, comment coudre sur une machine une robe bébé, une chemise, une jupe, un camisole, un pantalon pour ne citer que cela. La formatrice leur apprendra aussi à se tenir devant une machine en tant que couturière, à faire des piqures propres et droites, à tenir un atelier de couture et surtout à avoir de l’estime personnel.

A l’ouverture de cette première session, qui était aussi la séance de prise de contact, la coordonnatrice de l’ONG Kakasu, Maitre Solange Bukumba, a exhorté les participantes à l’assiduité, la détermination  et  surtout à avoir le cœur à l’ouvrage afin profiter au maximum des enseignements et devenir véritablement une couturière à l’issue de ces trois mois. Maitre Solange Bukumba a aussi rappelé aux filles l’importance que sa structure accorde à cette formation et aussi à cette première promotion qui sortira de cette première édition car Kakasu compte sélectionner les meilleures de l’actuelle session pour tenir un atelier de couture dans le future.

Pour sa part, la formatrice qui a salué la  volonté de ces jeunes filles d’apprendre un métier pour l’avenir  leur a fait voir le bien-fondé de connaitre un  métier qui fait de vous une femme indépendante.  « La femme a toutes les capacités pour être maitre de sa vie, je vous invite à prendre très au sérieux tout ce que nous allons faire ici, a éviter des absences  et de retard, car cette une importante opportunité qui vous a été donné d’apprendre gratuitement là où d’autres déboursent de grandes  sommes d’argent de matériels.», a-t-elle conclut.  L’Ong Kakasu a entièrement financé ce projet  en mettant à la disposition des participantes des machines, des tissus pour les exercices, ainsi que du matériel pour la couture tels les ciseaux, maitre ruban, craies, fils, aiguilles, et tant d’autres ; une façon de maximiser les chances d’apprentissage du métier.
«  Aucun frais n’a été exigé aux participantes étant  donné leur caractère vulnérable et défavorisé. » a d’ailleurs précisé la coordonnatrice. Pour ce premier jour, la séance a consisté à l’harmonisation des identités des participantes, le rappel du sens de leur présence sur ce lieu, la présentation du plan du cours, la détermination des règles de conduite ainsi que de l’horaire des cours. Chacune des participantes s’est présentée avant de dire ce qui l’a motivé à prendre part à cette formation ; ce qu’il attend de cette session.  Le défi est donc lancé ; 36 jours d’intense apprentissage à l’issu desquels Kakasu espère compter à son actif 19 couturières formées par une professionnelle.

19 couturières prêtes à relever le défi de l’autonomisation. Notons que une semaine avant le début de la session de formation, les participantes déjà retenues ont été sensibilisées deux jours durant sur les thèmes suivants : l’autonomisation de la jeune fille : sens et importance ; et la notion du genre et égalité des chances pour tous, fille et garçon. Une journée de sensibilisation animée par Lydie matady et Espérance tshibuabua. Objectif : pousser ces jeunes filles-mères à prendre conscience de leur place dans la société  et à se rendre compte qu’elles se développer elles-mêmes. Au cours de cette séance, les oratrices ont édifiés les futurs séminaristes sur l’importance de la femme dans la société, son rôle dans la famille et la communauté, son humanité et ces capacités en tant que  femme, qui ne la réduit en rien face à un garçon. Des enseignements accueillis avec satisfaction car pour la plupart de ces jeunes filles-mères, la société les avaient déjà indexées comme inutiles ; grâce à cette  séance de conscientisation, elles ont compris qu’elles pouvaient encore devenir utiles  pour la société et s’auto-prendre en charge. 

Le rendez-vous est donc pris pour après trois mois  pour la fin de cette première édition, qui selon la coordonnatrice sera suivi d’autres sessions de formations en faveur des jeunes filles-mères de Mpasa. Pour conclure, sachez que la formation sera  sanctionnée par la remise des brevets de participation  aux lauréates qui se seront distinguées à l’issue d’un test de fin de formation.      

LYDIE MATADY